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Flash Mood

Mais j'ai préféré sans faire exprès canari stressé empêtré dans mes soubresauts
(Dionysos, Symphonie pour horloge cassée)

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* En ce moment *

Pour voir ce qui bouge sans être chroniqué (ou sans l'être pour l'instant), n'oubliez pas mes diverses listes, dont mes Lectures en cours...

Je suis entrée dans ma phase de voyages - pour cette année.
Chroniques à venir...
(un jour... peut-être...)

 

L'Heure du Lapin Blanc: 08h47 (avril)



Bon, eh bien malgré le fait que je sois aussi débordée - voire plus, j'ai réussi à faire quelques chroniques ce mois-ci... Même si je n'ai pas encore abattu un bon coup tout mon retard, au moins je n'en ai pas trop rajouté

Côté livres, 5 chroniqués:

 - Dehors, il fait beau... hélàs! (Patrick Sébastien)
- Rien ne s'oppose à la nuit (Delphine de Vigan)
- De l'autre côté (Simon Schwartz)
- Le poil et la plume (Anny Duperey)
- L'invention de Hugo Cabret (Brian Selznick)

J'ai même atteint l'objectif "novice" de la catégorie "Gentlemen" (BD, romans graphiques...) de mon avancée dans le Défi Steampunk - sur lequel j'ai commencé à vraiment donner un coup de main comme je l'avais promis, et me voilà gratifiée du rôle de Iron-Tortoise


J'ai aussi chroniqué 1 film:

- l'Enfant Lion (Grandperret, Patrick)

Une belle replongée dans un souvenir d'enfance très vivace...


A part ça, une mini IRL où j'ai reçu Laure du Miroir et Nico, avec marque-pages à la clé ^^


Et le Swapocralypse est bouclé, mais je ferai mes chroniques là-dessus plus tard... Là je suis sur le point de partir en voyage, ma valise n'est toujours pas finie et je patouille encore dans la colle dans l'espoir de bricoler un costume potable
 

Bookmarkees (4)

Laure du Miroir, quand elle offre une pochette-surprise de marque-ta-page, c'est pas juste 2 ou 3 et c'est pas de la gnognotte.

La plupart ont rejoint mes gros tas de vrac dans lesquels je pioche selon les besoins et qu'il faudra que j'étale ici petit à petit - le jour où j'aurai un peu le temps d'y remettre le nez -, mais du coup j'ai sélectionné mes grands préférés pour les montrer ici sans plus attendre:

   
recto                                                                 verso

Sans grande surprise, c'est un énorme coup de coeur pour ceux de la librairie Mollat, dont j'ignorais qu'elle produisait aussi ses propres marque-pages, et d'aussi bonne qualité!
Que ce soit les photos, les aquarelles, ou les dessins, je les adore tous, chuis complètement fan

 

L'invention de Hugo Cabret (Brian Szelnick)

Le film m'avait assez plu mais m'avait un poil chiffonnée, et en découvrant qu'il était tiré d'un livre j'en avais été très curieuse et j'y avais placé l'espoir d'y retrouver les bonnes idées du film sans ses défauts.
C'est gagné

           

Hugo Cabret est un orphelin. Son oncle l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, le garçon a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à  lui délivrer…

Une fillette amoureuse des livres, un vieux marchand de jouets, hargneux, une clé volée, un dessin mystérieux, un précieux carnet de croquis forment les rouages de cette fascinante énigme.
Brian Selznick, à fois conteur, dessinateur et concepteur de livres, mêle l’illustration, le roman en image et le cinéma pour créer une forme de récit inédite et offrir au lecteur une expérience unique.

D'abord, y'a pas à dire, pour l'ambiance le livre se pose là.
Rien que la couverture et la mise en page intérieure, c'est très classe et vintage.
Ca rappelle les grands classiques du genre, tout en restant très original.
Et les imges les plus esthétiques qui justifiaient le film prennent ici toute leur valeur, avec une finesse des traits et une douceur du dessin absolument remarquables.

     


*

"Au matin, les horloges de la gare attendent, comme toujours.
Sa tournée terminée, Hugo se lave le visage et les mains dans sa cuvette. Il a soif et très envie d'une tasse de café bien chaud. C'est impossible à voler, il faut qu'on vous le serve. En fouillant ses bocaux, il récupère quelques pièces.
Assis seul à une table, il commande son café. Il préfère payer quand il le peut avec la menue monnaie qu'il ramasse ici et là pendant la semaine, et il veille à ne pas dérober ce dont d'autres risquent d'avoir besoin. Ses vêtements proviennent des objets trouvés, il fait les poubelles pour y prendre du pain dur. Parfois, tôt le matin, il s'autorise à chaparder une bouteille de lait frais ou une pâtisserie sur la terrasse du café, comme son oncle le lui a enseigné. Les jouets sont une exception évidente au règles qu'il s'est données.
Le café est trop chaud. Pendant qu'il refroidit, Hugo regarde la foule des voyageurs qui se hâte à travers l'immense gare vers des milliers de destinations. Lorsqu'il les observe d'en haut, il les voit comme les rouages d'une grande machine tourbillonnante, mais, d'en bas, ce n'est plus que cohue bruyante et bousculade sans rime ni raison."


*




Les personnages y sont beaucoup plus naturels, on est tout de suite en phase avec chacun d'eux - et ça pour moi c'est la grande différence qui change tout par rapport au film ^^

  

Et par sa forme, ce livre est très intéressant: quelques pages de texte régulièrement entrecoupées d'une belle illustration, mais aussi souvent toute une séquence de pages d'ilustrations, sans paroles, comme des instantanés.

Ca rend l'ouvrage très vivant, et ça ponctue le texte de petites pauses qui lui donnent un peu de recul, de perspective: c'est très agréable!



L'hommage à l'histoire des débuts du cinéma et de ce génie qu'était Georges Méliès sonne aussi juste que dans le film, avec juste cette petite touche supplémentaire d'authenticité et d'émotion que le livre fait ressortir...



"Il a mis un genou à terre pour me murmurer à l'oreille:
- Si tu te demandes parfois d'où viennent les rêves que tu fais la nuit, regarde bien autour de toi. C'est ici que nous les créons."

*


D'ailleurs en préparant cette chronique j'ai été bluffée en découvrant à quel point l'inspiration de cette histoire est véridique et basée sur le Georges Méliès historique:




J'ignorais qu'il avait vraiment tenu un magasin de confiserie et jouets à la gare Montparnasse... Il faut vraiment qu'un jour je me plonge à fond dans l'oeuvre et la vie de ce bonhomme

Voilà voilà, je suis donc totalement confirmée quand mon impression et je reste bien plus enchantée par le livre que par le film, bien que ce dernier gagne beaucoup au complément de la lecture.

Enfin, j'ai pas pour habitude d'en chercher plus sur l'auteur, mais au hasard de mes p'tites recherches je suis tombée en arrêt sur cette photo de Brian Selznick:




Ca me semble idéal pour conclure, si ce n'est que j'ajouterai que j'ai bien l'intention de chercher à lire le reste de son oeuvre par la suite

*   *   *
*   *
*

Et bien sûr, je l'inclus à ma participation au Défi Steampunk, je le passe donc au mano-steampunkomètre:

   

- Technologie uchronique = 0/10 > non, originale mais historique
- Dirigeables = 0/10 > aucun
- Automates = 10/10 > complètement!
- Goggles = 0/10 > non
- Machines à vapeur = 4/10 > un peu, les trains...
- Savant fou = 5/10 > un peu aussi, avec Méliès
- Ère victorienne = 7/10 > Belle Epoque, pour moi ça compte aussi
- Métal riveté (mécanique) = 7/10 > un peu sur les horloges, les trains, l'automate...
- Engrenages = 10/10 > carrément, les horloges surtout.
- Célébrités d'époque = 8/10 > seulement Méliès, mais très présent.

Et nous voilà avec un total de steampunkitude de: 51%
 

L'enfant lion (film)

Dimanche dernier chez mes parents, j'ai passé l'après-midi à faire de la couture tout en regardant d'un oeil un épisode du Métronome de Lorant Deutsch (dont le livre original m'attend toujours) puis un chouette documentaire sur les ours polaires, "Caméra cachée, ours espionnés" - l'ingéniosité des caméras espions dans un docu animalier m'a beaucoup plu.

  


Et puis, le soir, j'ai eu l'agréable surprise de revoir L'enfant lion, un des tout premiers films que j'ai vu au cinéma, qui m'avait beaucoup marquée quand j'étais petite - peut-être même plus que je croyais, tellement tout me revenait à la mémoire au fil du visionnage...



Deux enfants africains, Oulé et son amie Léna, sont vendus comme esclaves à un puissant seigneur des hautes terres. Léna raconte...
Au village de Pama, sur les terres de Baoulé, hommes et lions vivaient en paix, les premiers sous la protection des seconds. Le même jour, naquirent Oulé, fils du chef Moko Kaouro, et Sirga, fille de Ouara la reine des lions. La brousse décida qu'ils seraient frère et soeur...


Ce film a tout d'un conte, un beau conte africain où les animaux sont réellement les totems incarnés des tribus qui se mettent sous leur protection.
La merveilleuse légende de deux jumeaux de la brousse, un petit humain et une petite lionne, qui grandissent ensemble dans la plus grande harmonie...

  

Mais quand la jalousie corrompt les coeurs, les mauvais signes s'accumulent très vite, puis le silence s'abat sur les oracles, et bientôt les chasseurs d'esclaves sur le village.

  

 Cette vie est anéantie pour les deux captifs, qui entament leur nouvelle existence d'esclaves la mort dans l'âme.
Mais les seigneurs des hautes terres sont surpris par cet étrange garçon qui a le cri du lion dans la gorge, et qui fait soigner ses plaies par un butinage intensif de ses amies les abeilles... (ça c'est ze scène qui m'est toujours restée tout particulièrement)

   

Une fois guéri, il ne lui reste plus qu'à les surprendre une dernière fois en libérant leur oiseau qui porte le vent du désert, ce qui lui vaut d'être abandonné loin de la ville, à ce que les seigneurs croient être un destin funeste. Mais là encore ils le connaissent très mal, Oulé connaît tous les secrets de la savane et il a sa terre des lions dans le sang.

Il retrouve son emplacement au bout d'un périple patient et déterminé, ainsi que Léna porté par le vent du désert qu'il a libéré, et Sirga la lionne qui revient auprès de son frère humain et du village qu'ils vont reconstruire ensemble.

C'est vraiment un magnifique conte. Beaucoup de choses passent par le silence, tout sonne toujours très juste, et on y trouve souvent une certaine forme de poésie.

Personnellement, il m'avait bouleversé quand j'étais petite, et il m'a bouleversé à nouveau aujourd'hui.
 

Le poil et la plume (Anny Duperey)

J'aime bien cette auteure, que je n'ai encore jamais chroniqué mais dont j'avais déjà lu "Le voile noir" - poignant et superbement écrit, et "Les chats de hasard" - émouvant et passionnant
Pour autant, je ne la suis pas particulièrement de près, mais pour diverses raisons, je guettais avec avidité son dernier-né:



Eh ben j'ai beaucoup aimé 

D'abord, ça ouvre sur un très beau plaidoyer pour ma région, ça fait plaisir à lire ^^
Mais, bien sûr, c'est surtout qu'on découvre avec elle les joies et les imprévus de l'élevage de volatiles, en quête du souvenir d'enfance de bonnes grosses poules et d'un poussin sortant de sa coquille.
S'y ajoutent aussi des poules plus "exotiques", des pigeons, des paons...

Comme le dit la 4° de couverture (avant de déraper dans l'encensement péremptoire que je zappe automatiquement) :


 "On sait qu'Anny Duperey aime les chats mais depuis qu'elle élève des poules, comme sa grand-mère le faisait, elle aime aussi ces aimables animaux qui, depuis des millénaires nous offrent leurs œufs et leur chair. Elle les considère comme ce qu’elle appelle des « personnes animales » qui méritent reconnaissance, attention et respect.
L’ignorance étant la source de tous les mépris - pas seulement en ce qui concerne les bêtes - elle a appris à tout connaître d’elles. Son livre peut servir de manuel d’élevage. Mais il va bien au-delà."

C'est tout à fait ça: au travers de ses histoires vécues, ses interrogations, ses tentatives échouées ou miraculeuses, et bien des réflexions, elle nous fait partager toute cette aventure et ce qui tourne autour. Par exemple,
l'absurdité de l'élevage intensif en batterie, où les poules et poulets complètement dénaturés souffrent physiquement et moralement toute leur pauvre courte vie...

*

"J'avais tenté une fois, alors qu'une de mes poules avait raté sa couvée et pour ne pas la décourager par cet échec, de lui donner à élever des poussins d'un jour, tout blancs, de cette sorte appelée "poulets de chair" - ceux-là mêmes qu'on trouve en barquette au supermarché. Au bout de quelques semaines, leur taille avait dépassé celle de leur mère adoptive. Ils semblaient "gonfler" à vue d'oeil. Ils se mirent à boiter, couchés sans arrêt dans tous les coins de la volière. Marcher les faisait à l'évidence de plus en plus souffrir, à tel point que les porter à l'abattoir au bout de dix semaines m'a presque semblé un acte de charité!
Huit ou dix semaines pour obtenir un poulet énorme et sans goût, alors qu'il faut six à sept mois à une race traditionnelle pour être adulte..."


*

"Le poussin est génial, c'est son tort, c'est sa grande faute, c'est son malheur. Ce surdoué sait TOUT à la naissance - et même avant, puisqu'il perce sa coquille tout seul! Puis il en sort, sans besoin d'aucune aide, toujours tout seul. A peine sur ses pattes, le duvet encore humide, il cherche à picorer sans que personne lui ait appris. (...) Mais après avoir mangé et bu tout seul, si l'on met à sa disposition une source de chaleur - lampe, résistance électrique -, il retournera se chauffer, se plaçant exactement à la bonne distance pour avoir la température adéquate... tout seul! C'est donc lui, ce jeune imbécile, qui a montré aux hommes qu'une mère n'était pas nécessaire à son développement."

*

J'étais déjà acquise à cette cause, mais tout ce qu'elle dit enfonce bien le clou... Tout comme elle-même était déjà sensible à ce sujet dès le départ, mais a découvert et réfléchi à bien des choses avec son propre élevage et ce livre: elle nous fait prendre conscience de l'ampleur de ce véritable esclavage inhumain, comme elle l'a acquise elle-même.

Mais il y a aussi - heureusement- bon nombre de passages plus réjouissants, avec des histoires vécues d'oisillons patiemment sauvés, de comportement étonnants, plein de moments attendrissants et passionnants... Souvent drôles, aussi ^^

*

"Il avait fallu, bien sûr, accoutumer les chats à la présence de l'oiseau. (...) Quand il était tout petit, presque immobile dans son cageot, ils reniflèrent par curiosité cette drôle de bête toute nue dont le piaillement les avait attirés. Ils tentèrent mollement d'avancer une patte, mais un simple et calme "non" les en dissuada. Ils assistaient aux repas, mais se détournaient répidement avec indifférence. Ce truc qui couinait en parcourant la table (...) n'était vraiment pas intéressant, et ils semblaient se demander, avec un léger mépris dans leur oeil de chat, pourquoi, moi, je m'y intéressais tant!
Puis il vint des plumes à Chichi - preuve de nos bons soins - et il se mit à battre des ailes pour s'entraîner au vol, jusqu'à ce que, hop, il atterrise sur le carrelage, puis vole sur une chaise, sur un meuble. (..) Je me mis à craindre de nouveau que mes chats si pacifiques ne puissent plus juguler leur penchant naturel.
(...) Sachant que le réveil des animaux avait lieu dès l'aube, et même un peu avant, j'essayai quelque temps de me lever dès l'aurore, mais un matin, je me réveillai alors que le soleil était déjà haut... Je me précipitai au rez-de-chaussée, craignant de retrouver mon pigeonneau estourbi par mes deux petits fauves - extrêmement gentil, mais fauves néanmoins.
Je n'oublierai jamais le spectacle qui s'offrit à moi: Chichi picorait quelques miettes de pain sur le carrelage de la cuisine, battait des ailes joyeusement, s'en allait un peu plus loin, et mes chats, assis sur leur séant, les pattes avant sagement jointes, le contemplaient, sans la moindre trace d'agressivité dans le regard. (...)"

*

"Mes trois paons sortirent en groupe de la volière quelques minutes après l'ouverture de la porte, prudemment. (...) Mais les plus surpris par l'arrivé de ces gros oiseaux dans LEUR jardin furent mes trois chats...
Le premier qui vit l'envahisseur à longue queue se promener dans l'herbe à une dizaine de mètres devant lui en eut les yeux qui lui sortaient de la tête! Puis les deux autres chats vinrent bientôt le rejoindre pour constater le scandale, avec la même expression sidérée. Incrédules, cloués sur place, les yeux de plus en plus exorbités, ils regardaient l'énorme oiseau aller et venir comme s'il était chez lui. C'est fou comme un chat peut prendre un faciès de lémurien dans la stupeur."


*

Voilà, donc c'est vraiment très agréable à lire. 
C'est très varié, et même les passages plus "didactiques" de purs conseils d'élevage ne m'ont pas ennuyé une seule seconde, c'est toujours imprégné de vécu, souvent de petites anecdotes, on ne s'éloigne jamais du caractère profondément humain, sensible et généreux qui sous-tend tout du long.  (j'ai d'ailleurs beaucoup retrouvé des "Chats de hasard", dans le ton ou les souvenirs de certains passages.)
Ce fut une bonne lecture, qui ne m'a d'ailleurs pas fait long feu
 

[BD] De l'autre côté (Simon Schwartz) [relecture]

L'an dernier, je n'avais pas vraiment accroché à cette BD, que j'avais reçue lors d'une Masse Critique de Babelio. Il y a quelques jours, je suis retombée dessus en faisant un peu de rangement, et je l'ai relue d'une traite...



Ils ont vingt ans quand ils se rencontrent, ils s'aiment, mais... pas facile de vivre sa jeunesse dans le Berlin-Est du début des années 80... On suit avec passion les bouleversements politiques et personnels d'une famille, celle de l'auteur, qui la conduira à s'exiler en 1984 à Berlin-Ouest, cinq ans avant la chute du Mur.


Cette fois je l'ai plus appréciée. Le style graphique qui me chiffonnait est passé au second plan, et surtout j'ai mieux compris certains passages importants qui sont traités d'une manière intelligente mais qui m'était restée confuse lors de ma première lecture, trop distraite par ce graphisme bien tranché qui ne me parlait pas. Il fallait aussi s'accrocher avec les va-et-vient dans le temps et les situations, l'évolution des personnes, les souvenirs et les réflections dessus...



      

Et justement, j'ai eu l'impression de mieux toucher du doigt ce qu'ont vraiment vécu les allemands pendant la période du Mur, quelles difficultés ils ont affronté, et combien de liens ça a brisé ou fragilisé...



Oui, maintenant j'aime ce livre, il a finalement réussi à me toucher
 
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